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L’aide à la Presse ...A la carte ?
Publié le 28 janvier 2010 a 15:28 par Demba NDIAYE


Qui répartit l’aide à la presse ? Qui décide ? Et sur quels critères. C’est quand même le b a b d’une bonne répartition, d’une bonne gestion. Cette année, c’est carrément de l’anarchie. Très peu d’organes représentatifs ont été satisfaits de la loterie… de répartition du ministre de la communication. C’est ce que j’appelle le « grand bordel ». Larousse dit : « grand désordre ».

C’est d’abord Madiambal Diagne, du Groupe Avenir Communication (GAC), qui rue le premier dans les brancards. Il a raison. Ensuite, (voir notre dossier) le Groupe Sud Communication par la voix de Henriette Kandé, (et un communiqué) s’apprête à retourner au ministre son chèque.

L’association des jeunes reporters signalent également que depuis 2 ans, elle n’a pas reçu son quote-part de 40 millions destinés à la formation et au recyclage des journalistes.

Pour notre part, déjà pour 2008, la part de « La Sentinelle » a carrément « disparu » alors qu’elle ne faisait plus partie du Groupe Futurs Médias. Le plus cocasse, c’est que quelqu’un du ministère m’avait appelé pour me demander mon numéro de compte bancaire. Pour 2008, une lettre a été envoyée depuis début décembre au ministre Guirassy pour l’informer. Et depuis deux jours, les services du ministre cafouillent complètement à chaque coup de fil pour information. C’est ainsi que le Directeur de la communication, Monsieur Atoumane Diaw, après m’avoir fait tout un laïus sur le « bordel » qui prévaut dans cette répartition, me renvoie à Adama Sow, conseillé du ministre, qui est comme du bien entendu, aux abonnés absents. Idem pour le ministre Guirassy, qui a carrément dû enfermer son portable dans ses tiroirs pour ne pas avoir à répondre aux questions.

Pour notre part, Africanglobalnews.com ‘Société éditrice de la « Sentinelle quotidien », et aussi journal en ligne), emploie vingt deux (22) journalistes et administratifs plus cinq (5) correspondants étrangers (Mali, Mauritanie, Côte d’Ivoire, Guinée, France). Cela, c’est pour la transparence. Mais le plus important, c’est que nous demandons aux autorités de garder ce qui aurait dû nous revenir. Et nous n’accepterons rien de cette « aide » à la presse, tant que des règles claires ne seront pas éditées et la transparence appliquée. Nous refusons de cautionner ce merdier à la carte.

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2 Messages de forum


Posté le 28 janvier 17:51, par Segura CAMARADE
Dans la vie il faut savoir dire NON. Ne pas confondre l’aide à la presse avec la valise de SEGURA . BRAVO

Posté le 4 février 11:26, par NDIAGA DIOUF

« Ne sera plus journaliste qui veut » est-ce que c’est sérieux ?

Le débat autour du journalisme au Sénégal va peut-être aboutir un de ces jours à l’existence d’un nouveau code de la presse. Une commission scientifique sur la concertation a donné les premiers éléments de cette réflexion. En résumé un journal de la place a écrit : « ne sera plus journaliste qui veut ! ». En effet au-delà de la formation, toute personne sera considérée comme journaliste s’il est titulaire d’une licence ou équivalent suivi d’une pratique professionnelle de deux ans dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information au sein d’un organe de communication sociale, sanctionnée par un jury de validation des acquis de l’expérience… Enfin la volonté d’organiser ce secteur se dégage des actes des autorités. Nous l’avions dit il appartient à l’Etat d’organiser et non les professionnels. Espérons que le plaidoyer promis par le Professeur Iba Der Thiam auprès de ses pairs et du Président de la République pour l’application de ces propositions va faire aboutir vite les choses. Au passage disons que ce sera aussi une victoire personnelle du Professeur, lui qui pensait que : « l’émergence d’un journalisme-voyou menace nos libertés, il y’a des situations qu’on ne voit que chez-nous, où, des individus sans formation aucune, entrés par effraction dans une profession de grands seigneurs, passent leur temps à se livrer à des exercices de grossièreté et de méchanceté gratuite d’une fatuité renversante… donneurs de leçons, aux idées courtes et à la pensée confuse… ». Mais au moment de cette grande convergence vers ces réformes on pose des actes qui nous poussent au scepticisme. Au cours du weekend qui a précédé le point de presse de la commission scientifique sur ces réformes, naissait à Dakar, l’Association des patrons de presse au Sénégal(APRESS), avec une assemblée générale présidée par un conseiller technique du ministre de la communication. Cette association qui veut : « marquer une rupture et d’apporter un plus dans le paysage médiatique sénégalais », soutient que : « la presse est plurielle et n’est l’apanage d’aucun groupe ou groupuscule de personnes ». Un pas en avant, un en arrière, comme sur un tempo de diviser pour mieux régner ou je ne sais quoi encore ! C’est vrai nous sommes en démocratie les uns et les autres ont le droit de monter leur structure, mais la volonté affichée par les autorités du moins le ministre de la communication, devait dicter un autre comportement. Il faut dépasser ces histoires de clans et de parti pris pour des intérêts inavoués, faire dans la plus stricte neutralité qui commande les actions gouvernementales. Voilà qui nous amène à cette autre actualité des médias : l’aide à la presse. Et c’est toujours la même rengaine, un ou des groupes de presse qui refusent le partage, comme s’il n’existait pas des critères retenus depuis longtemps pour le partage des trois cents millions. Dans certaines circonstances et presque toujours la non application de la loi pose toujours problèmes. Et si y’a pas une sérénité au ministère de la communication apparemment y’a pas aussi cohésion au sein du conseil des diffuseurs et éditeurs de presse au Sénégal(CDEPS). Si on n’y ajoute un troisième larron, ce n’est pas demain la fin des contradictions pour le grand malheur des valeureux journalistes de ce pays. Ouvriers de la presse, levez-vous ! Le Synpics au front !

NDIAGA DIOUF. Journaliste ndiagadiouf2005@yahho.fr





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